Les 3 et 4 octobre 2026, la cour de la mairie du 15e arrondissement de Paris se transforme en vitrine de la Corée du Sud. Stands de K-food, atelier kimchi, danses traditionnelles, concerts K-pop : la 9e édition du Korean Expo ouvre ses portes en entrée libre, de 11h à 17h, au 31 rue Péclet. Un rendez-vous désormais classique pour les amateurs de culture coréenne à Paris, mais qui prend cette année une dimension particulière : il s'inscrit dans l'année de célébration des 140 ans de relations diplomatiques entre la France et la Corée du Sud, et confirme, une fois de plus, le rôle moteur que joue la gastronomie coréenne dans ce rapprochement culturel.
Un festival devenu un rendez-vous parisien incontournable
Né il y a plusieurs années sous la forme d'un simple festival du kimchi, le Korean Expo s'est progressivement étoffé pour devenir l'un des rendez-vous les plus attendus de la culture coréenne dans la capitale. L'édition 2026 maintient la formule qui a fait son succès : un accès gratuit, un format familial et une programmation pensée pour les néophytes comme pour les passionnés de longue date. Au menu de ce week-end : performances de danse traditionnelle, démonstrations de breakdance (B-boy), passage de l'orchestre de jeunes de Daegu, et deux ateliers sur inscription, l'un consacré à la confection du kimchi, l'autre à l'initiation au hangeul, l'alphabet coréen. La mairie du 15e, qui accueille l'événement depuis plusieurs éditions, confirme son rôle de point d'ancrage de la culture coréenne dans l'ouest parisien.
La gastronomie, pièce maîtresse du programme
Impossible d'évoquer le Korean Expo sans s'attarder sur son volet culinaire. Les stands de K-food occupent une place centrale dans la programmation, aux côtés des espaces K-beauty et K-goodies. L'atelier de confection du kimchi, pris d'assaut à chaque édition, illustre bien la logique de l'événement : donner au public les clés pour comprendre et reproduire chez lui des plats emblématiques, plutôt que de se contenter de les regarder défiler sur un stand. C'est cette approche pédagogique qui distingue le Korean Expo des simples foires gastronomiques, et qui explique sans doute sa fidélisation d'un public toujours plus large.
Pour qui découvre la gastronomie coréenne à cette occasion et souhaite aller plus loin, notamment sur la partie liquide du repas coréen, notre guide complet de l'étiquette du soju détaille les codes à connaître, du service à deux mains au trinquer en détournant le regard.
140 ans de relations France-Corée : le fil rouge de 2026
Si l'édition 2026 du Korean Expo résonne particulièrement, c'est parce qu'elle s'inscrit dans un calendrier commémoratif dense. La France et la Corée du Sud célèbrent cette année les 140 ans de l'établissement de leurs relations diplomatiques, scellées par le traité d'amitié, de commerce et de navigation signé en 1886. À cette occasion, les ambassades, instituts culturels et universités des deux pays multiplient colloques, expositions et événements grand public tout au long de l'année. Le Korean Expo, par son format ouvert et populaire, joue un rôle complémentaire à ces rendez-vous plus institutionnels : il transpose la diplomatie culturelle au niveau du quartier, sur une place publique, autour d'un bol de kimchi ou d'un cours de danse.
Pourquoi la table est devenue le premier terrain de rapprochement culturel
Ce choix de la gastronomie comme porte d'entrée n'a rien d'anodin. Depuis plusieurs années, les exportations de K-food vers l'Europe et la France progressent année après année, portées par la curiosité d'un public qui a d'abord découvert la Corée du Sud par la musique et les séries avant de s'intéresser à son assiette. Kimchi, gochujang, bibimbap et, plus récemment, boissons traditionnelles comme le soju ou le makgeolli, se sont installés dans les rayons spécialisés puis, peu à peu, dans les restaurants de quartier. La gastronomie présente l'avantage d'être un vecteur culturel immédiat : on n'a pas besoin de connaître l'histoire ou la langue coréennes pour apprécier un plat, ce qui en fait, pour les organisateurs d'événements comme le Korean Expo, le point d'entrée le plus efficace vers le reste de la culture.
Et le soju dans tout cela ?
Le programme communiqué du Korean Expo met en avant les stands K-food plutôt qu'un espace dégustation dédié aux spiritueux, ce qui n'a rien de surprenant pour un événement familial organisé en journée dans une cour de mairie. Mais l'essor du soju en France, qu'il soit importé ou désormais produit localement, s'inscrit dans la même dynamique que celle qui anime ce week-end parisien : une appétence croissante du public français pour une culture coréenne abordée par le goût autant que par l'image. Les restaurants coréens et asiatiques de la capitale, eux, ne s'y trompent pas et inscrivent de plus en plus le soju à leur carte, aromatisé ou nature, en accompagnement des plats présentés ce week-end à la mairie du 15e.
En pratique
Le Korean Expo 2026 se tient samedi 3 et dimanche 4 octobre, de 11h à 17h, à la mairie du 15e arrondissement (31 rue Péclet, Paris). L'entrée est libre ; seuls les ateliers de kimchi et de hangeul nécessitent une inscription préalable. De quoi profiter d'un avant-goût de Corée du Sud sans quitter Paris, et prolonger la découverte, pourquoi pas, avec un soju fabriqué en France à partager entre deux visites de stands.